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Wave, le mobile money à 1 % qui a bousculé le transfert d’argent

En misant sur des frais très bas et des dépôts gratuits, la fintech née au Sénégal a forcé tout un marché à revoir ses prix. Retour sur un modèle devenu une référence en Afrique de l’Ouest.

Une rue du quartier de la Gueule Tapée, à Dakar
Photo : Ji-Elle / Wikimedia Commons (Public domain)
LR
La rédaction19 octobre 2026 · 1 min de lecture

Au Sénégal, envoyer de l’argent depuis son téléphone a longtemps eu un coût que l’on ne discutait pas. Wave a changé la donne avec une promesse simple : des transferts entre particuliers facturés 1 %, et des dépôts et retraits gratuits chez ses agents.

Des fondateurs déjà rodés au transfert

Derrière Wave, on trouve deux Américains, Drew Durbin et Lincoln Quirk. Ils n’en étaient pas à leur coup d’essai : en 2011, ils avaient créé Sendwave, un service d’envoi d’argent pour la diaspora est-africaine. Ils transposent cette expérience au mobile money ouest-africain, avec un lancement au Sénégal en 2017-2018.

Une levée record

En septembre 2021, Wave annonce une levée de 200 millions de dollars, présentée comme la plus importante série A jamais réalisée par une fintech africaine. Le tour, mené par Sequoia Heritage, Founders Fund, Stripe et Ribbit Capital, valorise l’entreprise à 1,7 milliard de dollars. Wave rejoint alors le club très fermé des licornes africaines.

Ce que le modèle a changé

L’effet le plus visible a été sur les prix : face à un acteur qui facture 1 %, les opérateurs historiques du mobile money ont dû revoir leurs tarifs. Pour les commerçants et les familles, la différence se compte en économies quotidiennes.

Le pari reste exigeant. Des frais aussi bas obligent à des volumes très élevés et à un réseau d’agents dense, et la concurrence se joue désormais aussi sur les services : paiement chez les commerçants, factures, transport. Pour les entrepreneurs du continent, la leçon est claire : dans un marché installé, un prix radicalement plus juste peut suffire à tout faire bouger.

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